La campagne

Connecter l'Union européenne avec les jeunes
La campagne « Connecter l'UE avec les jeunes » a permis de répondre à l’Objectif européen pour la jeunesse n° 1.
Cet objectif vise à « Favoriser le sentiment d’appartenance des jeunes au projet européen et créer un pont entre l’Union européenne et les jeunes afin de restaurer la confiance et d’accroître la participation ». L’Union européenne joue un rôle important dans la vie des jeunes, mais beaucoup peinent à s’y identifier et à faire entendre leur voix. Face au manque de confiance et aux inégalités d’accès aux opportunités, il est essentiel de renforcer le dialogue entre l’UE et la jeunesse.
La réflexion s'articule autour de 5 thématiques :
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Cohésion et sentiment européen
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Participation et citoyenneté
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Gouvernance et transparence
- Mobilité et opportunités
- Evaluation et Politiques européennes
Ces 5 sous-thématiques sont issues de la phase de consultation qui a duré 4 mois. 6 ateliers rassemblant environ 252 jeunes et un sondage en ligne de plus de 1000 répondants et répondantes ont permis de relever des tendances d’opinion des jeunes
sur ces sujets.
Ensuite, la phase de mise en œuvre a débuté. L’évènement phare de la campagne, le Festival Provox, a permis de faire émerger 10 propositions écrites par les jeunes français·e·s. Ces propositions ont été approfondies lors de débats régionaux et de rencontres locales. Vous les retrouverez dans chacune des parties.

#1 Connecter l'UE avec les jeunes
Renforcer le sentiment d’appartenance des jeunes à l’Europe pour restaurer la confiance et encourager la participation.

Au niveau européen
Le Dialogue Structuré est une méthode conçue pour renforcer l'efficacité des politiques publiques en favorisant un dialogue actif entre les citoyen·ne·s, la société civile et les décideur·se·s tout au long de la conception, la mise en œuvre, du suivi et de l'évaluation des politiques. Cette méthode repose sur cinq principes fondamentaux, interdépendants, qui sont essentiels pour garantir un engagement total de toutes les parties prenantes et aboutir à des résultats
politiques concrets :
Le Dialogue UE Jeunesse ne se limite donc pas à une simple consultation des jeunes mais constitue un réel processus de participation citoyenne des jeunes. Pour cela, il vise à produire un résultat concret : l’adoption d'une résolution par le Conseil de l'Union européenne. Ce processus s'articule autour de trois grandes étapes, rythmées par les Conférences européennes de la jeunesse, et s'étend sur une période de 18 mois. Chaque campagne de Dialogue UE Jeunesse s'appuie sur un ou plusieurs des 11 Objectifs européens pour la jeunesse, qui orientent les discussions, les objectifs et les actions menées.
Au niveau national
Pour animer ce processus et adapter les campagnes aux réalités de chaque État membre, chaque pays dispose d'un Groupe National de Travail. Ce groupe réunit, au minimum, le Conseil National de la Jeunesse, le ministère en charge des questions de jeunesse, et l'Agence Erasmus+ du pays concerné. En France, c'est le Cnajep qui, en tant que Conseil National de la Jeunesse, coordonne les campagnes du Dialogue UE Jeunesse. Afin de mieux s'approprier le processus, le Groupe National de Travail français a décidé de lui donner une identité spécifique, appelée Provox. Ainsi, les campagnes du Dialogue
UE Jeunesse en France sont connues sous le nom de « campagnes Provox ». Lors de la 11e campagne, 31 organisations se sont jointes à ce groupe de travail pour contribuer au processus.
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Le Dialogue de l’UE en faveur de la jeunesse
La méthode
Institutionnalisée à partir de 2011 par l'Union européenne, cette méthode a été principalement appliquée dans le domaine de la jeunesse. C’est ainsi qu’est né le Dialogue de l’UE en faveur de la Jeunesse, un cadre permettant aux jeunes et aux décideur·se·s de co-construire les politiques européennes en matière de jeunesse.
L'édito
Un chiffre suffit à poser le cadre : seul un jeune sur trois considère que ses besoins sont réellement pris en compte dans les politiques de l’Union Européenne selon la consultation Provox.
Ce constat révèle un décalage profond. L’Union européenne structure concrètement la vie des jeunes, mais elle reste largement perçue comme distante et complexe. Le lien existe mais il demeure fragile, souvent dépendant d’expériences ponctuelles plutôt que d’une compréhension politique durable.
Ce décalage n’est pas anodin : il interroge directement la capacité de l’Union européenne à faire vivre son projet démocratique auprès des jeunesses.
Connecter l’Union européenne avec les jeunes ne peut pas relever uniquement d’un enjeu de communication. C’est une question de pouvoir d’agir. Cela suppose de reconnaître les jeunes comme des acteur·rices à part entière des décisions qui les concernent, et non comme de simples publics consultés.
Donner une place aux jeunes, cela demande de sortir d’une participation symbolique. Sans effets concrets, sans retour visible et mesurable, la participation perd son sens et alimente la défiance. Les jeunes le disent clairement : être écouté ne suffit pas, il faut pouvoir être entendu et avoir un réel impact.
Connecter l’UE avec les jeunes doit aussi créer des espaces de participation accessibles à toustes : qu’importe nos ressources, nos territoires de provenance ou nos parcours de vie. Si on construit des opportunités européennes qui touchent principalement des jeunes urbains et diplômés issus de l'hexagone, on nourrit une Europe à plusieurs vitesses vectrices d’inégalités.
À ces conditions, il devient possible de changer de perspective : passer d’une Europe perçue comme distante à une Europe vécue, comprise et investie.
L’enjeu est politique : il s’agit de faire de la participation des jeunes un levier effectif de démocratique, au service d’une Union européenne plus juste, plus lisible et plus proche de toustes.
Sarah Biche
Co-présidente du Cnajep
Laure Niclot
Vice-Présidente "Europe et international"